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TGV Lyon-Turin : quand l’alibi écologique cache un projet ravageur

Par Daniel Ibanez et Frédéric Paschal
TERRESTRES 09/02/2025

Article sur les impacts du creusement du tunnel de base du Lyon-Turin qui assèche la montagne (Même EDF s’en inquiète pour ses barrages).

Sollicité par Mediapart, Telt (Tunnel Euralpin Lyon Turin), la société franco-italienne chargée de la réalisation du tunnel, n’a pas répondu à ses questions spécifiques concernant l’effondrement soudain du niveau d’eau lors du percement de la galerie de reconnaissance de 9km entre St Martin La Porte et La Praz.

La direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) Auvergne-Rhône-Alpes est également restée muette devant ses interrogations.

Le projet de ligne à grande vitesse entre les deux capitales régionales prévoit la création de 270 kilomètres de voies nouvelles pour un gain de temps d’une heure vingt.

La pertinence de cet investissement de près de 30 milliards d’euros est contestée, alors que beaucoup d’autres font défaut et que la liaison existante est sous-utilisée.

Le constructeur du tunnel de la LGV Lyon-Turin a publié un appel d’offres pour organiser l’acheminement d’eau, si besoin, en Haute-Maurienne. Une preuve du risque de « siphonnage » des eaux souterraines, selon les opposants.

Pour les opposants, cet appel d’offres est une façon de reconnaître que le constructeur se prépare à pallier des ruptures d’eau potable, possibilité qu’il a toujours niée. Le creusement des deux tubes ferroviaires entre la France et l’Italie, de 57,5 kilomètres chacun, va bien « siphonner les eaux souterraines », selon les militants. Provoquant un tarissement de sources et un drainage de nappes, ce qu’associations, élus La France insoumise (LFI) et Écologistes dénoncent depuis plusieurs années.

Un projet pharaonique vieux de trente ans : la ligne à grande vitesse (LGV) Lyon-Turin, longue de 270 km. Son double tunnel de 57,5 km doit traverser les Alpes entre Saint-Jean-de-Maurienne, en Savoie, et Suse, en Italie. En tout, 164 km de galeries doivent être creusés avec les ouvrages de ventilation et les sites de sécurité à travers la montagne. Pour l’heure, 37,3 km de galeries ont été forés et après de nombreux retards, la ligne — initialement prévue pour 2015 — ne devrait pas voir le jour avant 2033, selon Telt, le maître d’ouvrage.

Si l’objectif affiché est de reporter le fret des camions vers le rail, le projet est loin d’être écolo. Vorace en terres agricoles, il risque de tarir et de polluer les sources d’eau et est surtout «inutile», estime Philippe Delhomme, le coprésident de Vivre et agir en Maurienne : «Il y a déjà une ligne existante entre Lyon et Turin, utilisée à 20% de ses capacités.»

Conseillère municipale à Modane depuis le printemps 2020, Erica Sandford, hydrogéologue de profession, a été alertée dès l’automne suivant par l’association Vivre et Agir en Maurienne sur le tarissement de sources d’eau potable imputé aux chantiers du Lyon-Turin. «  Elle m’a remis des documents et j’ai regardé le sujet dans le détail. Je me suis aperçue qu’il y avait effectivement des risques sur les ressources en eau dans la vallée. J’ai constitué un groupe de travail fin 2020 avec des élus de la Communauté de communes Haute Maurienne Vanoise, étant déléguée au développement durable de celle-ci. Nous sommes allés voir les services de l’État en disant que les mesures faites n’étaient pas suffisantes pour pouvoir démontrer un éventuel impact, et qu’il n’y avait aucune solution de rétablissement des usages sur l’eau potable déjà étudiée. Moult réunions ont suivi…  », explique Erica Sandford.

Le Lyon-Turin est un projet ferroviaire soutenu par Bruxelles et qui divise la gauche. Comment peut-on être écolo et contre une ligne de fret ferroviaire ? Basta! fait le point sur ce chantier européen subventionné par 30 milliards d’argent public.

Le Lyon-Turin est un projet ferroviaire soutenu par Bruxelles et qui divise la gauche. Comment peut-on être écolo et contre une ligne de fret ferroviaire ? Basta! fait le point sur ce chantier européen subventionné par 30 milliards d’argent public.

Lectures

Les escargots, le tunnel et l’armée

Témoin de la violente répression contre une manifestation d’opposition au projet de seconde ligne ferroviaire Lyon-Turin, l’auteur révèle dans ce livre l’autre côté de l’écran trans­lucide des médias et du discours étouffant des puissants.

APPEL DE PERSONNALITÉS POUR L’ARRET DU PROJET : un appel à l’arrêt du projet datant de fin 2022

Compilation des rapports et études de 2016 : préfacée par Dominique Dord (maire LR d’Aix les Bains), André Gattolin (Sénateur LREM), Bertrand Pancher (Député UDI/LIOT), Yves Crozet (économiste des transports).