Le projet de la 2ème ligne ferroviaire Lyon-Turin est un véritable puits sans fond.
Imaginé à la fin des années 80, il devait permettre le report modal des camions qui traversent la vallée de la Maurienne vers le train.
Sauf que l’économie industrielle n’est plus la même,
sauf que le nombre de trains circulant sur la ligne déjà existante est passée de 128 trains jour à une vingtaine,
sauf que le budget a explosé et avoisine les 40 milliards d’€,
sauf que depuis presque 25 ans de chantier seulement 20 % de la longueur du tunnel de base, entre St Jean de Maurienne et Susa (Italie) ont été creusé,
sauf que les impondérables sont fréquents et nombreux.
Parmi ces imprévus, il s’avère que le puits de ventilation d’Avrieux, malgré toutes les études géologiques qui ont dû être réalisées, comprend des cavités naturelles qui rendent impossible les futurs tubages.
Qu’à cela ne tienne, la solution existe : combler ces espaces par du béton, des milliers de m3 de béton. Nous assistons donc depuis 28 jours à un ballet de toupies à béton qui circulent de jour comme de nuit dans les rues de Villarodin-Bourget (Maurienne).
Nous avons compté 15 toupies de 8m3 par jours ce qui nous amène à un volume de 3300m3 soit plus qu’une piscine olympique que l’on vient de verser dans la montagne…
Nous qui habitons les Alpes et souhaitons sauvegarder notre cadre de vie et les éléments naturels.




