On monte à Paris : pourquoi on lutte contre le 2eme Lyon-Turin

On entend souvent:
“Un projet de train pour le report modal du fret, c’est écologique”
En théorie, oui.
En pratique, le 2e Lyon-Turin en est un très mauvais exemple.

Déjà, parce que la ligne existante pourrait dès aujourd’hui prendre en charge les deux tiers du fret qui circule actuellement sur des camions.

Elle est aux normes pour permettre le ferroutage, c’est-à-dire la technique permettant de mettre les camions ou remorques directement sur un train. Elle permet facilement un report modal d’une partie du trajet, et il y a quelques décennies, une centaine de trains y circulaient chaque jour.

La Déclaration d’Utilité Publique, qui permet d’exproprier des personnes au nom d’un besoin collectif qui primerait sur la propriété privée, a été justifiée par des projections qui se sont avérées fausses.

Au vu de ces chiffres, la quantité de report modal raisonnablement envisageable est beaucoup plus faible que prévue. De plus, l’empreinte carbone du chantier est estimée à 10 millions de tonnes de CO². Vu la durée du chantier, l’équilibre en émissions de C0² est prévu pour 2080 au mieux.

Sans compter tous les autres enjeux écologiques tels que le tarissement de sources, l’artificialisation de terres agricoles et naturelles, les pollutions…

Enfin, si on voulait parler écologie, le budget énormissime du projet pourrait être bien mieux utilisé ailleurs que sur les “mesures de compensation” qui sont souvent largement insuffisantes.

Et parmi ces 30 Milliards, seules les miettes vont aux communes impactées par les travaux…

Ce que la ligne existante ne permet pas, en revanche, c’est de faire passer du matériel militaire, de faire vivre les grosses entreprises du BTP et d’aller un peu plus vite.

Cette priorisation là, c’est à Paris et à Bruxelles, qu’elle est décidée, par les élites dirigeantes bien loin du terrain et des lieux impactés.

Contre ces décisions hors sol, classistes et militaristes

Contre l’hypocrisie des politiques qui prônent l’écologie sans la mettre en oeuvre

27 fev. – 1 mars
Action en région parisienne