Ce samedi 28 février, Extinction Rebellion Paris s’associe aux Collectifs Contre le 2e Lyon-Turin (CCLT) pour dénoncer le projet de deuxième ligne ferroviaire entre Lyon et Turin. Un projet aux impacts humains et écologiques majeurs : cinquante ans de chantiers annoncés et près de 270 kilomètres de terres artificialisées. Cette fois, c’est au cœur même des sphères décisionnaires que nous irons faire entendre notre opposition, à travers une action théatrale de désobéissance civile.
Après plus de 20 ans de travaux rendant le quotidien invivable pour les habitant·es de la Maurienne, seuls 15 % du tunnel frontalier ont été creusés. Malgré cela, les milliards d’euros d’argent public continuent d’affluer, sans aucune considération pour le désastre écologique en cours. Les sources se tarissent, des espèces sont menacées et des centaines d’hectares sont artificialisés, alors que rien ne justifie la réalisation d’un tel projet.
En effet, la ligne ferroviaire existante pourrait dès aujourd’hui multiplier par cinq son trafic en retrouvant ses niveaux de 1990. Par ailleurs, l’explosion du trafic de marchandises espérée par la mondialisation débridée du XXIème s’est heureusement arrêtée il y a déjà 30 ans entre la France et l’Italie.
Le deuxième Lyon-Turin est archétypique du toujours plus grand, toujours plus vite, toujours plus cher. Il symbolise une vision profondément inégalitaire : le tout-vitesse pour quelques privilégié·es qui gagnent quelques poignées de minutes entre Paris et Milan, aux dépends de tous les autres qui voient leurs trains du quotidien dégradés un peu plus chaque jour.
Alors que les études avant-projet commencent seulement sur le nouveau tronçon français entre Lyon et Saint-Jean-de-Maurienne, il est urgent d’arrêter les frais. De nombreuses mobilisations ont eu lieu proches du tracé, en Italie, en Maurienne et plus récemment à Chambéry et en Isère. Cette fois, en ciblant directement les porteurs du projet à leur siège, nous voulons contribuer à la prise de conscience et mettre les entreprises face à leurs responsabilités.
Nous exigeons :
– l’arrêt immédiat et définitif des travaux et des études avant projet en cours
– le report immédiat des 2/3 du fret routier actuel sur la ligne existante
– la ré-allocation des budgets pour une véritable justice sociale, notamment via les trains du quotidien
Pour couvrir l’événement, vous pouvez nous contacter à lacoleremonte@proton.me.

